Les grands scientifiques africains de l’Antiquité - Upafrika

Les grands scientifiques africains de l’Antiquité

Patrimoine culturel

Les grands scientifiques africains de l’Antiquité

Source : anyjart.com -- (Hem Netjer) Date : 02-06-2018 12:12:52 -- N°: 274 -- Lu : 46 fois -- envoyer à un ami

Les progrès scientifiques nous ont aujourd'hui permis de retrouver une partie impressionnante du patrimoine intellectuel et scientifique mis au point par nos ancêtres négro-africains depuis l'Antiquité égypto-nubienne au profit de toute l'humanité.

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Imnotep

En tant que berceau de humanité, l'Afrique noire a su jeter les bases de la civilisation, notamment avec celle produite dans la valée du Nil qui avait séduit le monde dans l'Antiquité du fait de ses rayonnantes connaissances en terme de pyramide, mathématiques, physique, astronomie, spiritualité, médecine, etc.  Comme toute brillante civilisation, l'Afrique était aussi un temple de savoir qui accueillait plusieurs étudiants venant d'Asie, mais aussi d'Europe et qui étaient très fières d'y être. Les Grecs faisaient partie à l'époque des étudiants les plus connus en Afrique. Ils ont d’ailleurs beaucoup écrit sur leur formation à Kemet (civilisation égypto-nubienne) en mentionnant parfois même les noms de leurs professeurs ou de savants africains. 

Ainsi, Proclus affirme par exemple que Thalès fut le premier à introduire la géométrie en Grèce après l’avoir étudié en Afrique noire pendant plusieurs années : « De même est-ce chez les Egyptiens que fut inventée la géométrie. Thalès fut le premier Grec à rapporter d'Egypte cette matière à spéculation (1) ».

 

Son initiation aux mathématiques en Afrique est encore confirmée par Platon qui affirme que les mathématiciens kamits (égyptiens) considéraient les grecs qui découvrait alors les éléments de la civilisation, comme des esprits relativement enfantins (2) : « Thalès, fils d'Examyas, de Milet, Phénicien d'après Hérodote. Il porta le premier le nom de Sage. En effet, il trouva que l'éclipse du soleil provient de ce que la Lune lui fait écran ; il fut le premier Grec à découvrir la Petite Ourse, les solstices et la taille ainsi que la nature du soleil. L'eau est le principe des éléments. Il reçut en Egypte l'éducation des prêtres ».

 

Aristote dans Métaphysique, avoue que durant l’antiquité, Kemet (la civilisation égypto-nubienne) était le berceau des arts mathématiques : « Aussi l’Egypte a-t-elle été le berceau des arts mathématiques ».

 

En parcourant encore le testament des Grecs, on constate que l’historien Hérodote stipule par exemple que Pythagore était l’un des élèves étrangers préférés des enseignants de l’Afrique pharaonique tandis que Jamblique, biographe et disciple de Pythagore, confirme que ce dernier a étudié les mathématiques pendant 22 ans en Egypte et d’autre part, que tous les théorèmes de géométrie repris par les Grecs venaient de Kemet (la civilisation égypto-nubienne).

 

Tout semble leur donner raison d’autant plus que la seule définition connue des mathématiques durant l’antiquité, figure en en-tête du Papyrus de Rhind, recopié vers -1 650 de l’ère ancienne africaine par le mathématicien Ahmès, d’après un original qui remonte lui à -2040 ans. Cette définition est la suivante : « Méthode correcte d'investigation dans la nature pour connaître tout ce qui existe, chaque mystère, tous les secrets ».

 

Ce qui fait dire au professeur Théophile Obenga que (3) : « si l'histoire des mathématiques était écrite de façon scientifique, c'est à dire juste, sereine et objective, au lieu de continuer de parler du "triangle de Pythagore", on parlerait plus correctement du "triangle égyptien", car les Egyptiens ont connu mathématiquement ce fameux triangle, sacré à leurs yeux, plus de mille ans avant la naissance du mathématicien grec Pythagore à qui l'on attribue injustement la primauté de la découverte de ce triangle. L'antériorité est africaine, égyptienne (…) Pythagore a étudié en Egypte auprès des prêtres… ».

 

Dominique Valbelle, présidente de la société française d'égyptologie, reconnaît à ce titre que (4) : « Les voyages des Grecs érudits en Egypte commencèrent pendant la dynastie saïte, encouragés par la fondation de Naucratis qui servait de cité d’accueil aux arrivants. Solon fut l’un des premiers à se rendre en Egypte et y a puisé quelques-unes de ses idées politiques. (…) Ce sont les Grecs eux-mêmes qui se réclament des égyptiens pour les mathématiques et l’astronomie ». A propos de Platon, D. Valbelle poursuit (P. 264) : « Le contenu de ses dialogues et les allusions qu’il y fait à l’Egypte sont les meilleures preuves de l’influence qu’ont effectivement eues les sciences et les religions égyptiennes sur l’élaboration de sa pensée philosophique ».

 

En le grec Plutarque (- 50 à + 125) dans son « Traité d’Isis et d’Osiris », en dévoilant les noms des professeurs africains de tous les Grecs instruits, montre que cela était admis et reconnu par tous, durant l’antiquité européenne : «C’est ce qu’attestent unanimement les plus sages d’entre les Grecs, Solon, Thalès, Platon, Eudoxe, Pythagore et suivant quelques-uns, Lycurgue lui-même, qui voyagèrent en Egypte et y conférèrent avec les prêtres du pays. On dit qu’Eudoxe fut instruit par Conuphis de Memphis, Solon par Sonchis de saïs, Pythagore par Enuphis l’Héliopolitain . Pythagore surtout, plein d’admiration pour ces prêtres, à qui il avait inspiré le même sentiment, imita leur langage énigmatique et mystérieux et enveloppa ses dogmes du voile de l’allégorie. La plupart de ces préceptes ne diffèrent point de ce qu’on appelle en Egypte des hiéroglyphes ».

 

 

2. Les mathématiciens africains de l’antiquité

 

L’idéal civilisationnel de l’Afrique antique reposait sur le fait que Dieu était le seul vrai savant et que les hommes, depuis Djéhuty, ne faisaient que découvrir et analyser les lois cachées de la création pour les mettre à profit, en respectant néanmoins les valeurs morales du Créateur, à savoir qu’aucune découverte ne doit être réutilisée pour nuire à la création que le Créateur avait créé par son Intelligence Sia et son Verbe Hou.

 

Le pillage de la documentation scientifique africaine par l’ensemble des peuples ayant envahi l’Egypte (Grecs, Romains, etc…) sans oublier la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie mais aussi, l’absence de nom sur un bon nombre de papyrus de mathématique, ne nous a pas permis de conserver une très longue liste de noms. Mais ce que nous savons est que l’apport de chacun fut mémorable et que l’eurocentrisme ambiant via sa thèse du « Miracle Grec », se démène tant qu’il peut, pour faire oublier leurs œuvres.

 

Voilà pourquoi, nous devons célébrer leur mémoire :

  • Djehuty (-5000 ans) : (Appelé Thot ou Hermès par les Grecs), Djehuty est le premier scientifique africain de tous les temps, de l’aveu même des Grecs. Divinisé car détenteur de tous les savoirs émanant du Créateur du ciel et de la terre, c’est lui qui reçu la mission divine d’enseigner ces savoirs (musique, mathématiques, écriture, spiritualité, etc.) aux hommes en tenant néanmoins compte de leur haut niveau de sagesse, condition nécessaire à toute initiation aux sciences en Afrique.

 

  • Imhotep (vers -2700 ans) : Appelé « Asclépios » par les Grecs, « Esculape » par les Romains, son nom kamit Imhotep signifie « Celui qui vient en paix ». S’il est surtout connu pour être le Premier Ministre du pharaon Djoser et l’inventeur de la médecine, il convient de ne pas oublier qu’il est le bâtisseur de la première pyramide à degrés construite en Afrique dans le complexe de Saqqarah. Ses connaissances en mathématiques et en architecture étaient donc prodigieuses. Il a par exemple été trouvé un document de son époque comportant une courbe avec abscisse et ordonnée.

 

  • Metjen (vers -2600) : Dans son tombeau on retrouve la formule parfaite du calcul de la surface d’un rectangle.

 

  • Papyrus de Khaun (vers - 1 900) : Difficile de ne pas citer ce papyrus de traités de mathématique dont l’auteur reste encore anonyme. Il contient par exemple, le Calcul du volume d'un grenier cylindrique, dévoile l’existence des fractions mathématiques et diverses notations algébriques.

 

  • Papyrus de Berlin 6619 (vers -1900) : Même si l’auteur reste inconnu ce papyrus nous montre que les Anciens africain maitrisaient déjà la formule de la surface de la sphère, près de deux mille ans avant la naissance d'Archimède.

 

  • Néferhotep (vers – 1800 ans) : Il a vécu sous le pharaon Sobekhotep II de la 13ème dynastie (vers -1800 ans) et est l’auteur du papyrus Boulaq 18 (document administratif et comptable du palais de Thèbes) sur lequel apparaît la première mention du Zéro de l’histoire universelle qu’il nomme, ne l’aveu de l’égyptologue anglais Sir Allan Gardiner, « Néférou ».

 

  • Ahmès (vers -1650 ans) : De son vrai nom « Iah Mès » à savoir « Celui que la Lune a enfanté », Ahmès fut un grand mathématicien kamit (africain). Il est le scribe copiste du Papyrus de Rhind vers -1650 ans, soit un traité de 87 problèmes mathématiques. Ce document africain est resté célèbre car il contient déjà près de 1000 ans avant Thalès et de Pythagore, les théorèmes dont ils sont étrangement affublés. Ahmès est le premier mathématicien connu au monde à avoir inscrit un cercle dans un carré. Son papyrus n’était néanmoins qu’une copie d’un document mathématique plus ancien remontant à 2040 avant l’ère chrétienne.

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Papyrus de Rhind

 

  • Amenemhat (vers -1 567 ans) : De son vrai nom kamit « Amen n hat » à savoir « Dieu est devant », il est l’inventeur de la première horloge à eau nommée Clepsydre vers -1567 ans. Fin mathématicien, son invention permettait de mesurer précisément le temps qui s’écoulait (heures, minutes, secondes). Elle était aussi utilisée par les médecins kamits pour prendre le pouls de leurs patients. C’est ce que fit plus tard le grec Hérophile d’Alexandrie, dont l’eurocentrisme dit qu’il fut le premier à prendre le pouls de quelqu’un. C’est bien entendu totalement faux et vérifiable !

 

  • Sonchis ou Sonkhis (vers -600 ans) : De son vrai nom kamit « Se Ankh » à savoir « le Vivifiant », ce grand mathématicien africain qui enseignait au grand Temple de Saïs (dit Saou par les anciens africains) eu pour élève l’étudiant grec qui devint par la suite législateur à Athènes, à savoir Solon ( vers - 600).

 

  • Enuphis ou Enouphis (vers -500 ans) : De son vrai nom kamit «Ounefer » à savoir « l’Etre parfait », ce mathématicien africain qui enseignait au Grand Temple d’Iounou à savoir Héliopolis, eu aussi pour élève, l’étudiant grec Pythagore de Samos ( vers – 540 ans).

 

  • Conuphis ou Chounouphis (vers -400 ans) : De son vrai nom kamit « Knoum Néfer » à savoir « Dieu est parfait », ce mathématicien africain qui enseignait au Grand Temple de « Men Nefer » (Memphis), fut entre autre, le professeur du mathématicien grec Eudoxe. Comme tous les savants kamits, il n’enseignait pas qu’une seule discipline.

 

  • Sechnouphis (vers -400 ans) : De son vrai nom kamit « Se Ankh Nefer » c’est à dire (le Parfait Vivifiant), ce savant et philosophe africain qui enseignait au grand Temple d’Iounou (à savoir Héliopolis) eu aussi pour élève, celui qui deviendra le célèbre philosophe Platon (- 428 ans).

 

  • Pammènès (vers -400 ans) : Ce mathématicien kamit du grand Temple de « Men Nefer » (Memphis) eu pour élève le géomètre grec Démocrite d’Abdère (vers -400 ans).

 

  • Euclide (vers - 300 ans) : Auteur d’un traité de mathématique qui prouve l’immense savoir acquis par l’Afrique ancienne dans ce domaine, Euclide fut vite décrit comme grec, ce qui est loin d’être une certitude. Il est né et n’a vécu qu’en Afrique. Ses sources égyptiennes apparaissent au grand jour, comme en témoigne le professeur Bertrand Russel dans son ouvrage « Principles of mathematics » ou encore Plocus dans ses « Commentaires sur Euclide ».

 

Hotep !

 

Références :

(1) Proclus, Commentaire sur le premier livre des Eléments d'Euclide.  

(2) Platon, République, X, 600 a. Scolie.

(3) Théophile Obenga , La géométrie égyptienne, éditions l'Harmattan & Khépera.

(4) Dominique Valbelle, Les Neufs Arcs, L’égyptien et les étrangers, de la préhistoire à la conquête d’Alexandre - Paris, Armand Colin, 1990.

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Papa Moussa Camara


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